31.03.2007
Bon anniversaire ?
Il y’a un an, je me suis pris le mur dans lequel je m'étais lancée avec un grand sourire.
Il y a un an, j’étais malheureuse et pleurnicheuse.
Il y a un an, je me remettais doucement d’une rupture.
Il y’a un an, j’ai réalisé à quel point je m’étais trompée.
Il y’a un an, j’ai guéri.
11:10 Publié dans Je vis des trucs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.03.2007
"Ouvre tes ailes, demoiselle..."
Fetez même les plus petits succès, victoires, plaisirs et autres évènements.
Ne vous privez pas de bailler. Lentement. En ouvrant grand la bouche et en vous étirant dans tous les sens.
Soyez plus curieux. Posez pleins de questions.
Aidez les autres. Spontanément. Gratuitement.
Soyez raisonnable, faite vous plaisir.
Apprenez à traire une vache.
Voici quelques uns des conseils que je trouve presque tous les jours dans ce bouquin qui ne me quitte plus.
Quand je sens que la journée démarre mal, je le sors, j’ouvre une page au hasard, je lis et je referme.
Il y a des conseils plus légers que d’autres.
On m’a offert ce bouquin un soir d’été, au cours d’une soirée entre copines (mince, ça me manque drôlement ça…).
Ce n’est pas une bible, mais un soutien un peu funky.
Quand je le touche sans faire exprès en cherchant ma liste de courses dans mon sac, je fais des choses étranges.
Je m’achète des trucs à bulles et des ptites décorations en gel à coller sur les miroirs de ma salle de bain, par exemple.
J’ai bien envie de faire passer.
21:45 Publié dans J'aime | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.03.2007
Lé trO mocH J'la bloK LOL !
J’avais vu ce reportage il y’a un petit moment déjà.
Je viens de retrouver les vidéos et je suis ra-vie !
Ma préférée est la première...
(Attention, baissez le son, le petit Clément se prend pour un goret.)
Et comme d’habitude : On ne se moque pas, bien sûr ;)
PS : Clément… Ton coiffeur te hait, changes en !!
00:41 Publié dans Je surfe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27.03.2007
Y'a du soleil !!
Non non et non !!
Spamez moi tant que vous voulez, je résisterais !
Enfin... Ma cb le fait très bien à ma place :'(
******
Et pendant que certains torturent des chats
Moi je bulle =)
19:35 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
25.03.2007
Dimanche soir
19:10 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.03.2007
J'veux du soleil !
C’est marrant comme tout peut aller de travers.
C’est marrant comme on peut, parfois, s’en foutre complètement.
Il ne manquerait qu’une pluie d’été sentant fabuleusement bon pour que cette journée soit parfaite.
Si je m’habillais en fille aujourd’hui… Pour changer
08:59 Publié dans Je vis des trucs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.03.2007
Misère ordinaire
Une note du Panda a fait ressortir une vieille histoire.
Dans le métier que j’exerce, il est important de prendre du recul, de la distance avec les gens qui me parlent tous les jours.
Le matin, je me transforme en robot je-sais-tout, je deviens les petites mains des procédures, la machine de ces usines nouvelles, théâtre de tous les abus du code du travail.
Je suis réglée comme une boite à musique.
Quelle que soit la boite qui me paye, les insultes et le mépris me passent, la plupart du temps, au dessus. Il y’a, de toute manière, des gens très gentils qui savent rattraper une journée de merde en 10 secondes. Rien qu’avec un ton enjoué et un peu d’humour.
Lui, par contre, me prend de plein fouet.
Je suis totalement désemparée face à lui.
Mon humanité reprend le dessus aussitôt qu’il arrive.
Le désespoir.
Il arrive que certaines personnes me touchent au cœur.
Je n’en ai pas croisé beaucoup.
Mais j’ai pleuré à chaque fois, et les nuits qui suivent ces rencontres sont parfois difficiles.
Elle n’a pas plus de 25 ans.
Son mari l’a quittée, alors qu’elle vient d’accoucher de leur troisième enfant.
L’enfonçant dans une telle merde, qu’elle me jure que plus jamais un homme ne la touchera.
Elle fait vivre sa famille dans le noir, à la bougie, n’ayant pas assez d’argent pour payer l’électricité. Le temps d’aller voir la mairie.
Ils n’ont pas payé le loyer depuis un moment.
Cette peur là est très envahissante.
Elle a pourtant passé une bonne journée.
Un entretien professionnel prometteur.
Son tout premier emploi.
Un poste banal de standardiste, qui, elle le sait, la sauvera peut être.
Elle est rentrée chez elle, presque heureuse.
Pour trouver un robinet muet.
A l’époque, je travaille pour une société de traitement et de distribution d’eau courante.
La procédure est longue, avant la coupure.
Il y’a pleins de choses qui font qu’ont peut en arriver là.
Les mairies sont présentes, mais pas tant que ça.
Se transformer en mère isolée n’est pas une chose facile, ni pour le corps, ni pour l’esprit.
Surtout lorsqu’on vous demande de fournir les pièces justificatives de votre propre échec.
Encore plus lorsqu’on ne les a pas et que monsieur fait le mort.
Le robinet est muet, donc.
Lui, il commence à gronder alors qu’elle compose le numéro qui l’amènera jusqu’à moi.
Mais elle le repousse.
Je l’écoute pendant 10 bonnes minutes, me raconter cette vie.
Je l’écoute me laisser imaginer ce que peut être baigner 3 enfants en bas âge à la bouteille.
Surtout quand le prix des dites bouteilles devient prohibitif au vu du vide qui remplir le porte monnaie.
Un simple quart de tour sur son compteur et c’est fini.
Sauf que…
Je retourne tous les services, m’en voulant de la laisser avec la voix enjouée qui accompagne la musique d’attente.
Je supplie presque ma supérieure de faire quelque chose.
Mais je me retrouve face à un mur.
« C’est avant, qu’il faut prendre ce genre de choses en main. »
« On ne fait pas des enfants lorsqu’on est incapable .»
J’ai envie de trucider cette grosse vache.
Je veux la voir saigner, elle qui fait de moi un bourreau.
Le casque sur la tête, je n’arrive pas à cliquer sur la reprise de ligne.
Je sens la frustration et la rage m’envahir.
« Je vous remercie d’avoir patienté. »
Je m’entends lui expliquer que c’est peine perdue, que personne ne prendra cette foutue clé, pour lui ramener l’eau.
Qu’elle est seule.
Elle craque.
J’entends sa voix se déformer.
Je la remercie intérieurement de comprendre que j’ai fait tout mon possible, mais même moi, je n’y crois pas.
Elle ne dit plus rien.
Elle pleure, c’est tout.
Je ne dis rien non plus.
Je pleure aussi.
Mes collègues me regardent bizarrement, mais ça nous arrive à tous.
Je lui explique qu’il faut aller voir la mairie dès le lendemain matin.
Elle me répond qu’il faut qu’elle attende la réponse de son entretien.
Je n’ai pas de solution.
Elle non plus.
On parle un peu, une discussion de filles.
La mécanique m’a quittée, je suis là, juste moi et mes tripes, parlant avec elle.
Elle se calme un peu et va même jusqu’à me dire merci.
Je suis un peu honteuse, ce merci étant tellement mal placé, mais je comprends pourquoi elle le dit.
Je raccroche…
« Il faut pas dire calmez vous aux gens, ça les énerve. Puis ça veut dire quoi de pleurer face au client ?! »
« Ferme la grosse vache »… C’est ce que j’aurais dit si la tristesse n’avait pris place face à la haine.
« Je prends une pause » voilà ce que j’ai dit.
Je repense à elle de temps en temps, et j’espère qu’elle a été embauchée :)
09:10 Publié dans Je travaille | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note




