04.07.2007

Faut sortir maintenant Monsieur...

***** dit :

salut tu fais quoi?

 

winy dit :

Je me remets de ma journée

 

winy dit :

et toi ?

 

*****dit :

je suis chez moi et j aimerai te proposer un plan

 

winy dit :

un plan ?

 

winy dit :

quel genre de plan ?

 

***** dit :

un plan spécial

 

winy dit :

cad ?

 

***** dit :

tu peux te deplacer?

 

winy dit :

avec 39 de fievre, ca me parait difficile pour le moment

 

winy dit :

qui plus est, je pensais que cette idée t'était enfin sortie de la tête

 

***** dit :

ah merde ok c'est mort alors

 

winy dit :

pourquoi juste ce soir ?

 

***** dit :

parce que c'est maintenant

 

winy dit :

bah c'est raté alors, désolée ;)

 

***** dit :

ok pas de probleme bb

26.06.2007

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !!

Je suis fatiguée, d’accord.
Mais si je craque ce soir c’est bien qu’il y’a une raison.
Marre d’être toute seule.
J’en peux plus de toujours tout devoir assumer seule, de ne jamais avoir le droit de craquer sous peine de m’enfoncer un peu plus.
Je veux qu’on me fasse un câlin quand je vais pas bien comme ce soir.
Qu’on me saute dessus en rentrant du boulot, sans un mot, juste pour se mélanger, en écoutant le bruit de nos peaux qui se caressent.
Je veux passer des dimanches à rien faire, à deux.
Je veux aller voir un film nul, le dimanche soir.
Je veux un repas en amoureux. Avec des bougies.
Je veux qu’on vienne m’attendre à la gare quand je reviens d’une journée trop chargée en stress.
Je veux qu’on s’occupe de moi.
J’ai besoin qu’on s’occupe de moi.
 
Voilà, maintenant que j’ai râlé un peu ça va mieux :)
Mais dite le aux mecs que vous croisez hin… winy, elle en a marre d’être toute seule.
Alloooooooo !!
Je sais que je suis physiquement à l’ouest, mais je suis gentille aussi.
C’est censé compenser ;)

25.04.2007

Petit bonheur d'été (et du jour aussi)

** Attention, billet de haute voltige neuronale **

 

Planqué dans le frigo ce matin, mon fetish pot de Nivea.
Une douche et le voilà sorti de sa cachette.
Je m’enrobe de fraîcheur du bout des doigts.

Miam !

medium_Nivea.4.jpg

22.04.2007

Grasses angoisses

 

medium_cintres2.jpgY’a du soleil.
Je l’ai longtemps souhaité et je suis ravie.
Mais avec le printemps, le soleil qui commence à pointer son nez jour après jour, arrivent les angoisses de  grosse.
C’est quoi ça, les angoisses de grosse ?
Des angoisses de fille, tout simplement.
 

 

C’est le début le plus dur.
Les premiers jours où il faut se découvrir.
Les premiers jours où il faut ressortir les petits hauts super jolis mais difficiles à envisager au départ.
Parce que, quand même, les gens vont voir ma graisse.
Ils la voient tous les jours, mais j’ai mes fringues rassurantes.
Pas forcément plus couvrantes, surtout pas.
Juste plus rassurantes.
 
Je m’assume, mais c’est la même histoire chaque printemps.
Je sais que je devrais être habituée, mais non. Je refais le même sketch tous les ans.
De grondants souvenirs refont surface et hop, je replonge.
Je vide ma penderie sur mon lit, les p’tis hauts sans manche, les épaules nues, les dos nus…
Je fais la chasse au bourrelet, je me scrute pendant des plombes, je me détaille, je tourne et retourne devant ma glace.
Rien ne me va, forcément…
 
Je sais que, parfois, je suis invincible, sûre de moi, dans la-tenue-qui-tue.
Je sais aussi que tout peut se casser en une seconde.
Un regard, une parole et boum, mon édifice mental s’écroule.
Je m’évertue intérieurement à ne pas le laisser s’échapper.
J’y arrive parfois. Parfois seulement.
 
Alors je me décide.
Le tout pour le tout.
Ok… On t’a donné des formes, autant en faire profiter tout le monde.
Je me lance.
Le haut un tout petit peu plus court que d’habitude, il n’y a même pas 3 cm de différence pour couvrir mes fesses mais ça change tout. Pour moi. Dans ma tête.
L’enfer.
 
Le cœur qui palpite dans l’ascenseur.
Allez, tu peux le faire ma grande, tu l’as déjà fait tant de fois.
Les premiers pas dehors.
Je rentre de plein pied dans le printemps.
Des gens… Dans ma tête défilent les mots, les souvenirs qui me rassurent.
Et là… rien.
Aucune réaction.
Je le sais. Je m’y attends. Mais je ne n’arrive pas à aller contre ce stress là.
Je me regonfle un peu. Je me drape dans ma dignité. J’en rajoute une couche. Voire deux.
Je toise tout le monde de là haut. Du haut de ma peur.
 
Et puis, un beau jour de printemps, arrive le compliment, le sourire, l’attention qui la rend invisible.
Il sont aussi au rendez vous tous les ans.
Je me souviens des plus beaux.
Et je suis un peu plus forte chaque année.

18.04.2007

Poussée de girlitude

S’ennuyer sur le ternet (©Ma grand-mère) à 2h du mat’ avec la carte bleue à proximité c’est mal…

Surtout quand ça arrive plusieurs fois en 15 jours et que j'ai droit à des prix parce que je n'ai aucune volonté.

medium_Converse.3.jpg medium_Agnes.3.jpg
 

Heureusement, il m’est interdit de craquer pour ce genre de marrante petite bêtise à 450€ (surtout si je n'ai que la droite) :

 
medium_Christian.jpg


03.04.2007

Girly Monde

Je ne suis pas douée pour certains trucs de filles.

J’assume et je ne fais pas, vu que je ne sais pas faire.
Maquiller mes yeux, par exemple. A chaque fois que j’essaye, je ressemble à une gothique, ou à une pute, ou à une fille qui a dormi maquillée…
J’ai vite abandonné cette idée en me bornant au mascara.
Me faire une queue de cheval en pleine forme, qui garde son volume et qui sautille tout le temps. Je ne sais pas faire non plus. Ca s’affaisse lamentablement et ça ressemble plus à une queue de vache qu’à autre chose.
Utiliser correctement certains produits de beauté, j’ai du mal aussi parfois.

Pourtant je me suis déjà laissée tenter par l’autobronzant…

Je le savais, hin, qu’il ne fallait pas, que ça allais tourner au drame et que j’allais le regretter.
Et pourtant…
Quand j’ai vu cette pub, avec l’autobronzant en pshit, si simple à utiliser, si parfait pour les filles nulles comme moi, j’ai craqué.
 
Douchée, gommée, lisse et douce, j’étais prête.
Pour me rassurer, je me dis que si ce produit a « Sublime » dans son nom, c’est que ça doit pas être mauvais.
Nue dans ma salle de bain, la bombe magique dans la main, je relis les conseils d’application une dernière fois et je me lance.
*Vaporisez directement sur le corps et répartissez de façon uniforme*
 
Vaporisons, alors !!
 

Pshiiiiiiiiiiit devant

Pshiiiiiiiiiiit derrière

Pshiiiiiiiiiiit partout.

 
Je vous passe les détails de la répartition qui ne me paraissait déjà pas très uniforme.
 
Et là… La sournoise petite voix.

Celle qui survient au moment où aucun recul n’est possible.
Celle qui arrive au moment où tu sautes et où elle te dit que tu n’as pas accroché le mousqueton.

 
« T’as pas fait une erreur là ? »
« Tu vas le regretter… niark niark niark »
 
Oh mais ta gueule ok ?
Je suis une fille moi, je m’auto bronze si-je-veux.
 
J’ai pourtant attendu un peu avant d’oser me regarder.
Je le savais mais je ne voulais pas me retrouver face à ça.
 
 
J’étais… orange :’(
Et pas du tout uniforme.
Une sorte de zèbre bronzé.
 
J’ais jamais passé d’été aussi pourri. A cacher la misère. Par 40° à l’ombre….
 
Tous les étés, je croise dans le métro des filles orange, et ça me fait bien plaisir de ne pas en faire partie, parce que je trouve ça ridicule.
 
J’ai gardé la bombe, bien en vue dans ma salle de bain, pour me rappeler tous les jours que je suis une fille qui s’assume telle quelle. Ouais !